Interview : Karamoko Mamadou Bailo Diallo, winda diabhö : « Ceux qui disent que le maraboutage est faux, ont tort »

by Kolazine / il y a 106 mois / 0 Commentaires
#

La richesse de l’Afrique pourrait aussi se trouver dans la diversité des hommes qui l’habitent. Sur le continent et depuis des générations, le maraboutage est connu et pratiqué par plusieurs personnes. Par des procédés occultes, ces derniers peuvent faire du bien ou du mal en fonction des demandeurs. Seulement, il se trouve que d’autres font exception et optent pour sauver l’humanité. Sont de ceux-là, Karamoko Mamadou Bailo Diallo, winda diabho qui par sa science soigne des malades ou aide de nombreuses personnes dans des difficultés à trouver des solutions. Nous sommes allés à sa rencontre. Lisez plutôt
Fax de Guinée : Karamoko, vous êtes suffisamment connu aujourd’hui à travers les nombreux services que vous avez et continuez à rendre aux uns et aux autres dans le milieu de la science occulte. Cela dit, pouvez-vous nous dire qui vous êtes-vous et comment avez-vous commencé ce métier de maraboutage ?
Karamoko Mamadou Bailo Diallo : J’ai commencé ce travail de karamoko par apprendre le coran à Boussoura bowè dans la préfecture de Télimelé. Ce qui m’a conduit au Fouta Toro. De là, je suis allé à Boké pour apprendre toujours le coran et d’autres vertus liées au noble et saint livre. C’est ainsi que par la grâce infinie de Dieu, j’ai eu de nombreuses sciences, des secrets qui m’aident aujourdhui à servir la cause de l’humanité. C’est en raison de mes services rendus que les uns et les autres m’ont surnommé Karamoko winda diabhö qui veut littéralement dire celui dont Dieu accepte les prières. Je ne suis auteur de ce sobriquet mais les autres à qui j’ai rendu service par la grâce de Dieu.
Fax de Guinée : Karamoko, les métiers sont nombreux et multiples. Pouvez-vous nous dire pourquoi vous avez choisi cet autre ?
Karamoko Mamadou Bailo Diallo : A vrai dire, c’est un héritage. J’ai trouvé mes parents et mes grands-parents des deux côtés, paternels et maternels dans le maraboutage depuis des générations. Et moi j’ai grandi dans ce milieu en apprenant ce travail qui s’imposait comme le seul métier pratiqué par toute ma lignée. Ils m’ont donné beaucoup de secrets et c’est ainsi que j’ai commencé jusqu’à aujourdhui.
Fax de Guinée : Le métier de maraboutage est très pratiqué en Afrique en général et en Guinée en particulier. Mais il se trouve que beaucoup de personnes n’y croient pas. Nombreux sont ceux qui pensent que c’est faux, qu’ils ne sont que de simples truands qui cherchent à détourner les biens des gens par des procédés mystiques. Quand dites-vous ?
Karamoko Mamadou Bailo Diallo : Ceux qui disent que le métier de Karamoko est faux ont un peu tort, pourquoi, parce que quand on n’a plus de solutions face à un ou des problèmes, il n’y a que Dieu vers qui on doit se tourner. Si tu implores Dieu comme cela se doit, tôt ou tard, il exhaussera tes vœux, il ne te laissera jamais tomber. Mais si les gens disent que les karamokos sont dans le faux, ils sont eux-mêmes responsables parce que, dire que moi je sais faire ceci ou cela d’ici à ce délai, n’est du pouvoir de personne que de Dieu. La règle appropriée est de dire je prierai Dieu pour que ton vouloir se fasse. Ceux qui diront comme ça, verront leurs prières exhaussées par Dieu.
Fax de Guinée : Les karamokos sont très nombreux aujourdhui. Mais quelle différence y a-t-il entre ces gens-là et vous ?
Karamoko Mamadou Bailo Diallo : La différence entre ces gens et moi, c’est que moi je commence mon travail par consulté d’abord, c’est-à-dire par faire le diagnostic pour voir ce qui se passe réellement. Si tu es malade ou si tu veux voyager ou tout ce que tu veux, je cherche à savoir si Dieu te l’accordera ou pas. Et si la réponse est positive, ainsi je pourrais faire ton travail. Mais beaucoup parmi par nous ne font pas cela, ils ne cherchent pas à savoir si le travail aboutira ou n’aboutira pas. Devant l’argent, ils prennent des promesses mêmes si elles n’aboutiront pas. Ce n’est que l’argent leur problème et ce n’est pas bon comme ça. Ceux sont ces gens qui nous pourrissent le nom partout. Et c’est notre différence.
Fax de Guinée : Dans votre travail est ce que vous avez une spécialité. Comme vous le savez, tous les docteurs ne soignent pas les mêmes maladies, ils sont spécialisés. Est-ce que c’est votre cas ?
Karamoko Mamadou Bailo Diallo : En vrai, notre force se trouve dans le coran. Par exemple, nous nous servons du Coran pour implorer la grâce divine en toute chose. Quel que soit le problème, nous utilisons le nom de Dieu en plus des sacrifices pour toute maladie ou problème.
Fax de Guinée : Vous faites beaucoup de choses ici par exemple soigner des maladies, porter chances etc…Mais est-ce qu’il y a des choses que vous ne faites pas ?
Karamoko Mamadou Bailo Diallo : Il y a ce que nous ont ne fait pas. C’est comme envouter les gens, faire du mal par des procéder mystiques. Beaucoup viennent chez nous pour des choses comme ça. C’est-à-dire faire en sorte que les gens aient des problèmes, tombent malades, perdent leur travail ou deviennent fous. Parce que Dieu l’interdit. Les marabouts qui le font finissent par payer le prix. Dieu détruira tout ce qu’ils ont en raison du fait qu’ils ont fait souffrir leurs prochains. Et ça même si tu venais avec des millions, on te dira de partira, nous on ne fait pas de telles choses, on ne fait pas du mal à autrui.
Fax de Guinée : Que diriez-vous à ce qui disent que le maraboutage est faux, c’est un faux problème ?
Karamoko Mamadou Bailo Diallo : Je leur dirai que c’est leur niveau de réflexion et d’analyse qui s’arrête à ce niveau. C’est ce que vaut leur analyse sinon Dieu doit être imploré et demander pour tout service que nous voulons. Le prophète de Dieu Mohammad (PSL) a lui-même demandé la protection à Dieu face à ses ennemis : les diables et autres esprits. Si Dieu l’a recommandé au prophète, nous autres devront faire la même chose pour nous protéger des ennemis et avoir le bien en ce bas-monde.
Fax de Guinée : Chez nous en Afrique se pose souvent le problème de la succession. Beaucoup de détenteurs de secrets, de sciences meurt souvent sans avoir préparé la relève pour une raison ou pour une autre. Est-ce que vous avez décidé de faire contrairement aux autres. C’est-à-dire former d’autres pour assurer la relève après vous ?
Karamoko Mamadou Bailo Diallo : Bien sûr. Je suis avec de nombreux jeunes qui sont avec moi et qui sont en train d’apprendre ma science à condition qu’ils ne nuisent pas à autrui pour éviter qu’on ne disparaisse définitivement par ce que le monde, c’est la vie et la mort. J’ai deux garçons et il y a de nombreux autres jeunes issus de ma famille qui sont en train d’apprendre ma science.
Fax de Guinée : Des gens viennent régulièrement chez vous. Peut-on savoir où se trouve votre secret à mobiliser du monde chez vous ?
Karamoko Mamadou Bailo Diallo : Je ne suis pas qu’un marabout. Je suis aussi un médecin, je soigne plein de personnes malades et réellement ma force réside surtout à ce niveau. Il y a en a qui viennent chez moi alors qu’ils ont souffert sérieusement ailleurs et moi je réussi à les traiter. Et ce n’est qu’après cela que l’intéressé me paye. C’est la différence avec les autres.
Fax de Guinée : Karamoko Mamadou Bailo Diallo, winda diabhö merci
Karamoko Mamadou Bailo Diallo : Merci et je profite de cette interview pour remercier tous ceux qui portent confiance en moi. Et je demande tous ceux qui sont nécessiteux de passer chez nous, ils ne seront pas déçus. Mes numéros sont les suivants : 656-369-893 ou le 628-108-433.
Interview réalisée par Amadou Keita
Tel : 662-654-993- 620-606-172







Commentaires

Kolazine


Kolazine, ... là où les cultures dialoguent.